L’efficacité énergétique : comment optimiser vos économies d’énergie

Le protocole de Kyoto, signé en 1997, et ratifié par 183 pays stipule que les pays industrialisés devront d’ici à 2050 diviser par quatre ou cinq les émissions de gaz à effet de serre. Cet objectif stigmatise l’urgence dans laquelle se trouve notre planète et traduit qu’il convient de mobiliser toutes les forces dont nous disposons pour atteindre ces objectifs. L’efficacité énergétique se place au coeur de ces démarches et s’inscrit dans une politique en faveur des économies d’énergie.

Les principaux leviers de l’efficacité énergétique

Consommer moins d’énergie en maîtrisant mieux cette dernière. Tel est le défi que pose l’efficacité énergétique, qui à proprement parler se définit par le rapport de l’énergie consommée sur celle produite.

Le secteur du bâtiment résidentiel et tertiaire est considéré comme le plus énergivore (il représente 42% de la consommation d’énergie finale en France) et est suivi de près par le secteur des transports (32%) et par l’industrie (21%). Il est donc sensé que les priorités des actions à conduire pour optimiser les économies d’énergie se tournent vers le bâtiment.

Mesurer les économies d’énergie

Le gouvernement français et l’Ademe (agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie) ont élaboré en 2011 un plan d’actions regroupant 27 mesures complètes pour développer l’efficacité énergétique.

Cette démarche s’articule autour de 3 enjeux prioritaires:

  • Réduire les consommations des ménages (et se focaliser majoritairement sur les ménages les plus précaires, insister sur la rénovation thermique et sensibiliser les citoyens pour qu’ils adhèrent à l’éco-responsabilité au quotidien),
  • Développer la compétitivité des entreprises (avec notamment la volonté de soutenir des travaux d’économies d’énergie et promouvoir de nouveaux modèles par la création de contrats et de modes de financement attractifs et appropriés),
  • Prôner l’éco-responsabilité d’un état exemplaire (réadapter l’éclairage public, intégrer  des solutions de mobilité durable, favoriser l’intégration de la responsabilité environnementale dans la commande publique).

En savoir plus sur le site www.developpement-durable.gouv.fr ?

Optimiser les économies d’énergie dans le bâtiment

Cela s’orchestre par deux types d’actions : les solutions dites passives pour les premières et actives pour les secondes.

Les solutions passives pour favoriser l’efficacité énergétique se définissent par le fait qu’il convient de concevoir et construire des bâtiments qui affichent une performance énergétique recevable :

  • avec une bonne orientation du bâtiment (capter la maximum d’énergie naturelle),
  • avec un bâti répondant à une étanchéité à l’air performante,
  • avec un système de ventilation optimisé (VMC à double flux permettent de réduire de 70% la consommation en énergie par rapport un ventilation traditionnelle à simple flux),
  • avec une conception visant à réduire les fuites d’air,
  • avec dispositif de chauffage performant (une chaudière à condensation et basse température par exemple consomme entre 12 et 20% de moins qu’une chaudière à fioul traditionnelle…),
  • en incitant à l’utilisation de chauffage à base d’énergies renouvelables, tels que les chauffages biomasse ou les pompes à chaleur,
  • en équipant les logements de matériels électriques peu énergivores, tels que les ampoules basse consommation ou les leds, et en préférant des matériels d’électro-ménager récents (avec un étiquetage énergie performant).

Les solutions actives

Grâce à des solutions innovantes, il est possible de réduire sensiblement les pertes d’énergie dans un bâtiment. En utilisant par exemple des dispositifs électroniques qui captent la présence pour éclairer uniquement quand cela est nécessaire, et qui détectent les ouvertures de fenêtres, etc.