L’habitat durable, un pas vers la performance énergétique

Avec pour objectif de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre en 2050, le Grenelle de l’environnement mobilise les individus, et incite à appliquer un ensemble de bonnes pratiques. Sachant que plus de 40% de l’énergie finale est générée par le secteur du bâtiment en France, le chantier des économies d’énergie est vaste!

Prenons l’exemple de l’habitat, aujourd’hui soumis à respecter un certain nombre d’exigences pour être qualifié d’éco-responsable, ou de durable.

Un habitat durable, c’est quoi ?

Concrètement, le concept d’habitat durable consiste à proposer un habitat plus sain, respectueux de l’environnement et qui permet d’économiser l’énergie, par des solutions techniques et technologiques innovantes.

Une éco-construction limite les impacts néfastes sur l’environnement et s’y intégre le plus harmonieusement possible. On utilise, tant que faire se peut, des ressources naturelles et provenant de sites ou fabricants locaux (minimiser les déplacements et transports pour l’approvisionnement ou la construction participe aussi largement à une démarche éco-responsable).

Aujourd’hui rendu accessible à tous, construire durablement n’est plus le mythe d’un luxe réservé à une élite disposant de grandes ressources financières. Si construire durablement s’avère, il est juste, un peu plus cher que les autres types de constructions traditionnelles, le propriétaire s’y retrouve rapidement, grâce aux économies d’énergie significatives produites par un tel habitat.

Quels sont les critères requis pour qu’un habitat soit estimé éco-responsable ?

Il existe plusieurs types de constructions dîtes “éco-responsables”; toutes répondent à un objectif de basse consommation en énergie. C’est pourquoi on parle de BBC ou Bâtiment Basse Consommation.

Les différents types de construction :

  • Le concept de maison passive (passivHaus de son origine allemande) implique une construction qui répond aux critères suivants :
    • l’habitat ne doit pas exiger des besoins en chauffage et/ou rafraîchissement de l’air inférieur à 15 kWhEP/ m2 et par an,
    • un dispositif d’étanchéité à l’air qui doit être en-dessous du seuil de 0,6 volume par heure,
    • une consommation totale du bâtiment qui se veut inférieure à 120 kWhEP par m2 et par an.
  • L’habitat passif ou bioclimatique repose sur des principes fondateurs, dont voici l’énumération :
    • capter au maximum les calories fournies par le solaire et les calories fournies au sol
      (exposer au mieux son habitat pour générer de la chaleur),
    • supprimer les ponts thermiques (ou “courants d’air”),
    • installer un système d’isolation thermique renforcé, en insistant sur  la pose de  fenêtres de qualité,
    • bénéficier d’une excellente étanchéité à l’air,
    • intégrer à l’habitat un dispositif de ventilation double flux (pour optimiser la récupération de la chaleur).
  • La maison à énergie zéro ou maison à énergie positive
    Un BEPOS ou Bâtiment à énergie positive produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. C’est un bâtiment passif très performant.
    La conception d’un habitat à énergie positive reprend généralement les grands principes de la maison passive, en y ajoutant des éléments de productions d’énergie. L’énergie excédentaire peut être transmise aux bâtiments voisins ou  aux réseaux thermiques et/ou électriques.
    Si ce type de construction est naturellement un peu plus onéreux qu’un bâtiment traditionnel, il faut savoir que le retour sur investissement est garanti au bout de quelques années, notamment par les réductions de dépenses mais aussi par la vente d’énergie produite de manière excédentaire par l’occupant du dit habitat.

La bonne gestion d’un logement BBC ou éco-responsable implique un apprentissage de la part des occupants, pour optimiser au mieux les caractéristiques intrinsèquement liées à la notion d’éco-responsabilité. Retenons que l’objectif principal pour l’habitat durable est d’hybrider deux dimensions : l’aspect économique