Baisse de 8% de la consommation énergétique de l’Union européenne entre 2006 et 2012.

Lundi 17 février 2014, Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne a rapporté une baisse de 8% de la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE entre 2006 et 2012. Cette consommation a atteint 1680 millions de tonnes équivalent pétrole en 2012 et la production intérieure d’énergie primaire s’est stabilisée à 794 millions de tep « Au cours des deux dernières décennies, la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE, qui était de 1670 millions de tonnes équivalent pétrole en 1990, a culminé en 2006 à 1830 millions de tep, puis a diminué pour atteindre 1680 millions de tep en 2012 » a déclaré Eurostat.  Les chiffres révèlent que 29% de la production est issue de l’énergie nucléaire, 22% des EnR (énergies renouvelables), 21% des combustibles solides, 17% du gaz et 10% du pétrole brut.

 

Parmi les principaux consommateurs, on retrouve l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne, à eux seuls, ils représentent près de 64% de la consommation énergétique totale de l’UE en 2012. Classés en fonction de leur taux de dépendance énergétique, le Danemark est le seul à tirer son épingle du jeu, en tant qu’exportateur il affiche un taux négatif (-3%). Lors de son classement des États membres les moins dépendants des importations, l’office statistique a relevé que le taux de dépendance énergétique « qui indique dans quelle mesure un pays est tributaire des importations d’énergie » est resté inchangé pendant un an (soit 53%).

 

Les États membres affichant les taux de dépendance les plus faibles sont l’Estonie (17%), puis vient la Roumanie, (23%), la République Tchèque (25%), et enfin la Suède (29%). À l’inverse, les taux de dépendance les plus élevés correspondent à Malte, avec 100% de dépendance énergétique, suivi de près par le Luxembourg et Chypre, qui affichent tous deux 97%, puis vient l’Irlande, avec 85%, la France, quant à elle, est à 48%.

 

Ainsi, entre 2006 et 2012, 24 États membres sont parvenus à diminuer leur consommation énergétique, néanmoins, celle-ci a augmenté aux Pays-Bas, en Estonie, en Suède et en Pologne. Parmi les cinq principaux consommateurs on retrouve l’Allemagne, État le plus vorace énergétiquement parlant, avec 319 millions de tep, soit une diminution de 9,2% par rapport à 2006. La France vient en deuxième position, affichant un total de 258 millions de tep, soit 5,3% de baisse, le Royaume-Uni suit avec 202 millions de tep et présente la diminution la plus marquée (-12,2%). Enfin, l’Italie s’illustre également par une baisse importante, l’équivalent de -12%. Quant à l’Espagne, sa situation suit de près avec 127 millions de tep et une diminution non négligeable de 11,9%. À eux cinq, ils cumulent 77% de la baisse relevée entre 2006 et 2012.

 

Paradoxalement, sur les 794 millions de tep produite dans l’UE en 2012, 64% de la production est assurée par cinq États membres, dont trois d’entre eux se trouvent aussi être dans les cinq plus gros consommateurs (France, Allemagne, Royaume-Uni), les deux restants sont la Pologne et les Pays-Bas. Par ailleurs, la Pologne et l’Allemagne occupent la tête du classement en terme de production de combustibles solides, en ce qui concerne le Royaume-Uni il est le premier producteur de pétrole brut et occupe également la place de premier producteur de gaz avec les Pays-Bas.

Au sujet de l’énergie nucléaire, la France et l’Allemagne sont les deux premiers producteurs, de même pour les énergies renouvelables, relève Eurostat « l’Allemagne (33 millions de tep, soit 19%), la France (21 millions de tep, soit 12%), la Suède (19 millions de tep, soit 10%) et l’Espagne (14 millions de tep, soit 8%) ont été les principaux producteurs ».

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