Le futur président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, milite pour la mise en place d’un objectif d’efficacité énergétique contraignant

Jean-Claude Juncker (PPE), deviendra le prochain président de la Commission européenne à compter du 1er novembre 2014. Sa nomination remonte à la fin du mois de juin dernier, il a été élu par le Conseil européen à 422 voix, pour 250 contre et 47 abstentions.

Mardi 15 juillet, il a dévoilé les tenants et aboutissants de son programme en dix points, à cette occasion, il a affirmé son engagement pour une « nouvelle Union européenne de l’énergie ». Dans cette optique, il s’est prononcé en faveur d’un objectif d’efficacité énergétique « ambitieux et contraignant » à partir de 2020. Günther Öttinger, commissaire européen à l’Énergie, a d’ailleurs prévu une allocution consacrée à cet objectif et fixée au 23 juillet prochain.

Lors de sa prise de parole mardi 15 juillet devant le Parlement européen, le futur président de la Commission européenne s’est exprimé en ces mots « Les événements géopolitiques actuels nous incitent à nous rappeler que l’Europe dépend trop fortement des importations de carburants et de gaz. Je veux donc réformer et réorganiser la politique énergétique européenne au sein d’une nouvelle Union européenne de l’énergie. Nous devons mettre en commun nos ressources, combiner nos infrastructures et unifier nos forces de négociations face aux pays tiers. Nous devons diversifier nos sources d’énergie et réduire la dépendance énergétique très forte de certains États membres ».

Parmi les dix thématiques présentées par le successeur de José-Manuel Barroso, la troisième concerne « une Union de l’énergie résiliente avec une politique climatique tournée vers le futur ». C’est sur ce thème qu’il a fondé la proposition d’un marché de l’énergie « ouvert sur les voisins » mais néanmoins « capable de changer très rapidement de source d’énergie » en fonction des besoins.

Ce dernier a poursuivi sur sa volonté de faire de l’UE « Le numéro un des énergies renouvelables », ce qui passera par un renforcement de « la part des énergies renouvelables sur le continent ». Jean-Claude Juncker a ajouté à ce sujet « Ce n’est pas seulement une question de politique climatique, c’est aussi un impératif industriel si nous souhaitons pouvoir bénéficier de d’une énergie abordable à moyen terme. Je crois fortement dans le potentiel de la croissance verte ».

Celui-ci a également abordé la question des objectifs relatifs au climat et à l’énergie à l’horizon 2030, actuellement débattus au Conseil de l’UE et au Parlement. Ainsi, il dit vouloir « augmenter significativement la part de l’efficacité énergétique après 2020 (…) notamment pour le secteur du bâtiment ». Quant à son engagement, il ajoute « Je suis en faveur d’un objectif ambitieux, contraignant à cette échéance qui poursuive la trajectoire actuelle » avant de conclure « Je veux que l’Union européenne prenne la tête de la lutte contre le changement climatique, en vue de la conférence de Paris en 2015 et pour la suite, en lien avec l’objectif de limiter l’augmentation de la température de 2°C. Nous devons cela aux générations futures. »

Rappelons que la Commission européenne avait déjà soumis un objectif contraignant à l’échelle de l’UE en janvier dernier, comprenant une réduction de 40% d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, combiné à un objectif de 27% d’énergies renouvelables. Elle doit maintenant présenter sa communication sur l’efficacité énergétique le 23 juillet prochain.

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