Une enquête révèle qu’un quart des Français envisagerait des travaux de rénovation de leur logement

Une enquête commandée au Crédoc pour le compte de l’association Promotelec met en lumière des résultats édifiants. Publiés lundi 6 octobre par l’association dans son baromètre « habitants, habitats & modes de vie », les chiffres révèlent une évolution des tendances, prises en comparaison avec l’année dernière. Notamment cette progression de 8 points des propriétaires désireux d’engager des travaux de rénovation dans leur logement, ce qui équivaut à présent à 26% d’entre eux.

Ainsi, le 6 octobre dernier se tenait la quatrième édition des Assises Électricité & Habitat à Paris, l’occasion pour Promotelec de dévoiler sa deuxième enquête annuelle dédiée au confort dans l’habitat. Enquête réalisée cet été par le Crédoc sur un échantillon de 1000 propriétaires occupants en France métropolitaine.

Autre que la part importante de propriétaires penchant vers l’alternative de la rénovation, 76% d’entre eux préfèrent conserver leur logement actuel et 22% d’entre eux considèrent le déménagement comme la meilleure option. Ces deux dernières proportions restent pour ainsi dire inchangées par rapport à 2013.

Patrick Bayle, président de Promotelec livre une analyse de ces résultats, celui-ci considère que la conjoncture économique joue un rôle prépondérant dans le marché de la rénovation

« la crise encourageant plutôt les Français à entreprendre des travaux au sein de leurs logements plutôt que de déménager ».

Sans oublier la mise en place des nombreuses aides publiques dédiées à la rénovation énergétique ainsi que la loi sur la transition énergétique actuellement en préparation à l’Assemblée nationale. Ces différentes mesures en faveur du marché du logement participeront surement à l’accentuation de cette évolution.

À l’inverse, la question des économies d’énergie remporte moins l’adhésion que celle de la rénovation. En effet, bien que 47% des Français soient conscients de l’effort à fournir en matière d’économies d’énergie, 27% s’avèrent « un peu » persuadés, 20% « de façon ponctuelle » et enfin 6% « pas vraiment« . Une tendance que Damien Hasbroucq, directeur de Promotelec met sur le compte d’une mauvaise perception de ces travaux

« Tous ne semblent pas encore corréler l’amélioration du confort de leur logement à l’accroissement de sa performance énergétique« 

Concernant la diminution de la température et de la durée de chauffage, 72% de l’échantillon sondé affirme réduire la température, tandis que 62% disent réduire la durée. Néanmoins, parmi ceux qui ne le font pas déjà, ils ne sont que 53% à envisager de le faire.

Ceci s’explique par la notion de confort de leur habitat, le critère retenu comme le plus déterminant est à 22% celui du chauffage, à égalité avec la surface du logement. Puis viennent l’isolation et la toiture à 9%, cependant les trois quarts des individus sondés estiment que le système de chauffage est satisfaisant.

À la question des équipements, 20% de l’échantillon affirme avoir déjà investi dans la domotique, de plus en plus répandue, elle n’est plus cantonnée au résidentiel haut-de-gamme.

« Sur ce marché, qui sera sans doute rapidement impacté par la montée de l’Internet des objets, la domotique est aujourd’hui principalement reconnue pour favoriser l’autonomie des personnes âgées ou à mobilité réduite »

rappelle Patrick Bayle.

Dans les déterminants qui poussent les sondés à adopter la domotique, 36% d’entre eux optent pour ces équipements en tant que mesure préventive des accidents domestiques. D’autre part, ils sont 33% à l’utiliser comme moyen d’information et d’alerte en cas d’absence, les 31% restants veulent réduire leur consommation énergétique.

L’enquête portait également sur l’attraction des écoquartiers, premier constat les Français sont mieux renseignés qu’en 2013. En témoigne ce chiffre: 30% des sondés sont conscients de l’existence d’un écoquartier dans leur ville ou agglomération, contre 9 points de moins l’année précédente, soit 21%. Enfin, 42% des sondés se disent attirés par ces écoquartiers et se disent prêts à y déménager, soit une progression de 11 points en un an.

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