L’ Opecst milite pour accélérer la rénovation énergétique

Recommandations Opecst rénovation thermique bâtiments

L’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (Opecst) a divulgué sa note n°6 du mois de juillet consacrée à la rénovation énergétique des bâtiments. Les députés Loïc Prud’homme (LFI, Gironde) et Jean-Luc Fugit (LREM, Rhône) militent pour aller plus loin et plus vite en matière de rénovation thermique.

Ils pointent notamment du doigt les objectifs qu’ils estiment non réalisables à savoir :

  • La diminution des émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 54% à l’horizon 2028, et d’au moins 87% à l’horizon 2050, par rapport à 2013,
  • La diminution de la consommation énergétique de 15% à l’horizon 2023 et de 28% à l’horizon 2030, par rapport à 2010.

« Du fait d’un rythme de renouvellement du parc de bâtiments de l’ordre de 1% par an depuis 30 ans, les progrès considérables réalisés sur la performance des bâtiments neufs ne peuvent, même à l’échelle de la décennie, avoir qu’un effet limité sur les caractéristiques globales d’émissions et de consommation des bâtiments », concluent-ils. L’Opecst propose ainsi une valse de recommandations avec en premier lieu : se concentrer sur l’amélioration des performances du parc immobilier existant, plutôt que sur les constructions neuves.

« Pour des raisons d’efficacité, une réelle priorité doit être donnée aux « passoires », énergétiques et au gaz à effet de serre. Les gains les plus rapides peuvent, en effet, être obtenus sur les 7,4 millions de logements qui consomment plus de 330 kWh/m 2 /an. (…) Au regard des enjeux climatiques mais aussi de santé (…), il convient de traiter spécifiquement le cas des 2,6 millions de « passoires » – représentant 35% du total – habitées par des ménages modestes ».

Les deux députés recommandent en outre la mesure des performances de l’enveloppe de la consommation réelle des bâtiments dans une volonté de rigueur. Ils encouragent aussi une simplification et une lisibilité des aides à la rénovation. Une ambition nourrie par GEO PLC depuis sa création : faciliter pour tous les ménages les démarches pour mener à bien un projet de rénovation énergétique.

Opecst : renforcer la recherche

De nombreuses autres suggestions sont également proposées par l’Opecst avec en ligne de mire la recherche. « Au regard des enjeux liés à l’atteinte des objectifs climatiques et énergétiques, l’effort de recherche publique et privée en matière de rénovation énergétique n’apparaît pas à la hauteur des défis scientifiques et technologiques à relever. »

En effet, la note fustige, chiffres à l’appui, le montant alloué à la recherche privée dans le secteur du bâtiment. Avec un chiffre d’affaires annuel de 130 milliards d’euros, seuls 0,1 à 0,2% sont consacrés à la recherche contrairement aux autres secteurs qui attribuent en moyenne 2% de leur CA.

Fort de ce constat concernant le manque de moyens, l’Office préconise d’accentuer la recherche sur les isolants. « Les caractéristiques des matériaux développés pour les constructions neuves, souvent épais et contraignants en termes de pose, ne répondent pas nécessairement à la diversité des situations en rénovation ». Miser sur des isolants minces ou sur « de nouveaux matériaux thermo-isolants très performants (comme) les aérogels », permettrait d’apporter des solutions adaptées à chaque configuration et type de bâtiment.

Autre axe de recherche : la qualité de l’air et le confort intérieur, ainsi que le respect du bâti existant. Des arguments prônés par GEO PLC dans ses offres de rénovation énergétique. L’isolation des combles, du plancher bas ou encore le calorifugeage permettent en effet de réduire les consommations énergétiques, mais également de permettre aux habitants de gagner en confort au quotidien.

Qu’est-ce-que l’Opecst ?

L’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques a pour mission d’informer et d’éclairer le Parlement sur ses décisions à caractères scientifiques et technologiques. La récolte d’informations et la mise en place de programme d’études contribuent à des évaluations. Cette délégation indépendante est composée de 18 députés et de 18 sénateurs.