TREMI révèle ses statistiques sur la rénovation énergétique des maisons individuelles

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L’enquête TREMI – pour Travaux de Rénovation Énergétique des Maisons Individuelles – réalisée entre 2014 et 2016 auprès de 45 000 ménages français(1) a dévoilé ses chiffres le 17 octobre : « Ces observations confirment que le chemin qu’il reste à parcourir est très important pour parvenir à un parc de logements au niveau BBC à l’horizon 2050 », déclare l’Ademe à l’origine de cette étude.

Les résultats sont en effet partiellement positifs. L’enquête montre que 75% des travaux de rénovation en maisons individuelles n’ont pas permis à ces logements de changer de classe DPE. Pour autant, l’Ademe précise que ce résultat ne dénote pas forcément l’absence d’amélioration énergétique. « Les classes énergétiques DPE expriment des fourchettes de consommations énergétiques surfaciques (exprimées en kWh/m².an). La classe D, par exemple, rassemble les logements dont les consommations sont comprises entre 151 et 230 kWh/m².an. Ainsi, même si les travaux du logement ne permettent pas de changement de classe DPE, ils peuvent contribuer à améliorer la performance énergétique du logement ».

TREMI recommande de réaliser des bouquets travaux

Dans les faits, le bouquet travaux – c’est-à-dire au moins deux postes de travaux à la fois – semble porteur. Ils sont 65% à avoir opté pour cette option. Les bouquets les plus réalisés étant « ouverture + chauffage » (4,4%) et « toiture/combles + ouvertures » (4,3%). Prioriser les travaux constitue un véritable challenge. L’Ademe préconise d’ailleurs dans son étude de miser en premier lieu sur « la rénovation énergétique des combles, murs, ouvertures et plancher bas avant d’intervenir sur le système de production de chauffage ».

Sans conteste, GEO PLC, a d’ores et déjà anticipé ces préconisations : la société délégataire du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) propose deux offres clés en main à destination des ménages avec Mes Combles Gratuits et Isoler Mon Plancher. Elle a d’ailleurs étendu son programme Mes Combles Gratuits à destination de tous les ménages sans conditions de revenus (2).

Autre point révélateur et non des moindres : 73% des ménages considèrent qu’ils ont encore des travaux à réaliser dans leur logement. Pour autant, ils sont 60% à ne pas les avoir planifiés pour le moment. La situation financière serait la principale raison bloquante, invoquée par 24% des foyers qui n’engagent pas de travaux. TREMI constate ainsi que le coût moyen dépensé par logement s’élève à 11 750 €, l’isolation des combles étant l’une des dépenses moyennes les plus élevées : 6 400 € / logement. Il existe pourtant des aides financières à la rénovation énergétique comme les CEE, le Crédit d’Impôt Transition Énergétique, les aides locales ou encore l’Éco-Prêt à Taux Zéro. Malheureusement, ces aides sont peu ou pas connues du grand public, qui ignore les démarches pour en bénéficier.

TREMI Travaux Ademe

83% des rénovateurs constatent une amélioration du confort après travaux

Un résultat positif : l’amélioration du confort représente la première motivation des ménages. Elle est citée par 8 foyers sur 10 ! Mieux, 61% des rénovateurs constatent une réduction des dépenses liées à l’énergie après avoir réalisé des travaux de rénovation thermique. Preuve que le fait de ne pas évoluer de classe énergétique ne noircit pas la perception des ménages. Mais les objectifs sont de taille ! Éliminer les 7 à 8 millions de passoires thermiques du parc privé d’ici 2025 (logements classés en étiquettes F et G du Diagnostic de Performance Énergétique) est une priorité portée par GEO PLC.

(1) Cette enquête a été réalisée auprès de 45 000 ménages français représentatifs de la population avec 30 000 résidant dans une maison individuelle et 20 000 ayant réalisé des travaux de rénovation. Les résultats ont ensuite été extrapolés sur le parc français qui compte 15 millions de maisons individuelles.

(2) Hors zone géographique H3.

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